22/03 @ Podrum, Rijeka

Saturday in Rijeka, lot of people came for this fiesta. Podrum est un étage entier autogéré en sous sol d’un immense immeuble qui abrite entre autre des ateliers d’artiste. Un sleeping, une salle de concert, un bar, une grosse cuisine-salon, un couloir ou ça traine autant que devant sur le quai de chargement.
Thankks Leonida, thanks Borna, thanks

Meantime

Leonida, Bruno and BornA


We met Nathalija from Zagreb again ! in the center yiaaa

Accrochez vous

L’histoire de Rijeka est un sac de noeud sans nom. Elle s’est trouvée dans pleins de territoires différents au cours du siècle dernier.

Après la 1ère guerre mondiale, la monarchie Austro-hongroise se fait découper. Rijeka (qui s’appellait Fiume à l’époque) devient voisine du grouvernement provisoire de « l’Etat des Serbes, des Croates et des Slovènes » géré par l’Italie pendant 1 mois. Mais pas pour longtemps car un pseudo poête mussolino-fasciste prend la ville avec des troupes italiennes, ils proclament en détente le « Stato libero di Fiume » (l’état libre de Fiume). Ca dure 4 ans son délir quand même… Puis elle passe aux mains de l’Italie fascite de Mussolini. À la fin de la deuxième guerre mondiale, Hitler s’octroie la ville, avant qu’une autre dictature (communiste cette fois) ne lui mette la main dessus en 1945, celle de Tito. 40 000 italiens décident de fuire de là. En 1991, la Croatie déclare son indépendance, mais la Yougoslavie n’est pas chaude… Début de la guerre. Elle finira en 1995.

Un documentaire tout frai, on peut voir qu’il y a un ptit tabou sur le passé de Rijeka.

Tout ça pour dire QUE, l’histoire de Rijeka (et plus largement de Croatie) est assez complexe. Les espaces autonomes là dedans existent tant bien que mal, avec un rapport de force peut-être un peu différent vis à vis des mairies/de l’état. Aussi, les parents de certaines de nos rencontres ont vécus la guerre, d’une manière ou d’une autre. Le rapport avec le vivre ensemble, la paix, la guerre, et l’anarchie la dedans, est forcément impacté.