Antideutsch : sionisme, (anti)fascisme et (anti)nationalisme dans la gauche radicale allemande
Extrait :
« C’est surtout au sein des mouvements autonomes issus en partie de l’Opposition extra-parlementaire (APO ou Außerparlamentarische Opposition) que cette scission sera la plus visible : on trouvera ainsi à cette période des mouvements se revendiquant d’une tradition anti-impérialiste d’un côté et une gauche antideutsch de l’autre, cette dernière refusant la réunification entre les antisionistes de RDA et les « héritiers du national-socialisme » de RFA. Les Antideutsch se positionnaient ainsi dès le début des années 1990 contre l’anti-impérialisme qui serait l’une des nouvelles formes de l’antisémitisme. »
Nation, race et impérialisme dans la gauche allemande depuis la réunification
Extrait :
« S’il n’y a pas eu d’événement fondateur (congrès, manifeste, …) du mouvement Antideutsch, on peut cependant dire qu’il puise ses sources dans la campagne « Nie wieder Deutschland » (Plus jamais l’Allemagne), réunissant divers groupes autonomes et antifascistes – dont beaucoup étaient d’anciens membres du Kommunistischer Bund (KB : la « ligue communiste ») et de la Radikale Linke (RL : la « gauche radicale ») – se mobilisant contre la réunification allemande. La RL parla, après la chute du mur, d’ « ivresse nationale » et lors de sa quatrième réunion publique, le 20 Janvier 1990, décida d’adopter le slogan « Nie wieder Deutschland ». »
Podcast :